au parti de gauche

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lundi 26 novembre 2012

Assises pour l'écosocialisme organisées par le PG

Rendez-vous le 1er décembre 2012 !

Les contributions d'UTOPIA :

POUR UN NOUVEL ESPACE POLITIQUE MONDIAL, AU SERVICE DE L'ÉMANCIPATION INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE

LIBÉRER LE TRAVAIL ET SE LIBÉRER DU TRAVAIL, LA PLACE DU TRAVAIL DANS LA SOCIÉTÉ QUE NOUS VOULONS IMG_0374.jpg

samedi 9 juin 2012

Elections législatives : un utopien suppléant dans la 7e circonscription

Michel Cullin, membre du Bureau d'Utopia, était candidat suppléant d'Eric Bourguignon pour le Front de Gauche dans la 7eme circonscription des Français de l'étranger (Allemagne-Autriche Europe Centrale). Le premier tour a eu lieu le dimanche 3 juin, et ce sont pas moins de 15 binômes de candidats qui se sont présentés sur cette circonscription. Eric Bourguignon et Michel Cullin sont arrivés en cinquième position, avec 3,9% des suffrages exprimés. Leur profession de foi.

mercredi 13 avril 2011

Intervention de Franck Pupunat au Conseil national du PG

Lors du Conseil National du PG, Franck Pupunat déconstruit les idées reçues sur le nucléaire. Il en vient à ce constat: Pour sortir du nucléaire, changeons de société !Changeons d'ère, sortons du nucléaire !

et aussi l'intervention de Corinne Morel-Darleux

jeudi 25 novembre 2010

Intervention de Franck Pupunat au Congrès du PG, le 20 novembre 2010

Vers un nouvel espace politique mondial
Voir la vidéo de l' intervention

mercredi 29 septembre 2010

Intervention de Franck Pupunat au Conseil national PG du 18 septembre 2010

Les visages de la démocratie

lundi 12 avril 2010

Intervention de Franck Pupunat au Conseil National du Parti de Gauche le 10 avril 2010

Intervention sur la place du travail

samedi 24 octobre 2009

Intervention de Franck Pupunat au Conseil National du Parti de Gauche

Camarades,

Avant de laisser la parole à Danielle Simonet, de la commission migration sur le travail impressionnant qu’elle a conduit avec les camarades de sa commission, quelques éléments plus généraux sur la question des « sans-papiers ».

Il s’agit d’une question politique d’une sensibilité extrême car c’est un sujet violent. Un sujet immédiat, un sujet qui brûle, un sujet qui touche au cœur et frappe la conscience de chacun d’entre nous.

Pour ma part, je me sens assez vite submerger par cette insupportable politique, par ce flot d’injustice, par cette inhumanité rampante et parfois contagieuse, par cette indifférence assourdissante, par cette honte d’appartenir à un pays dont les dirigeants se comportent en véritable sauvage quant ils renvoient par exemple des migrants en Afghanistan.

Difficile de ne pas se sentir envahi par cette violence.

Et je suis profondément convaincu que le Parti de Gauche a un rôle essentiel à jouer dans le combat qui est à l’œuvre.

La clef de notre engagement tient en 4 points :

  • La mise en perspective politique
  • La déconstruction
  • La proposition
  • La lutte

Vous le savez, le Parti de Gauche se prononce pour une régularisation de l’ensemble des sans-papiers actuellement en France qu’ils soient travailleurs ou non travailleurs.

Et bien cette position courageuse, ouverte, humaniste, nous devons la mettre en perspective et la défendre dans le cadre d’un projet de société global.

Nous considérons évidemment que la planète est un patrimoine commun : nul ne choisit le lieu, l’époque, l’environnement économique, social, environnemental et politique de sa naissance. Nous considérons avant tout les « migrations Â» comme une richesse, comme une opportunité extraordinaire de faire vivre et de faire évoluer notre identité à travers des échanges sociaux et culturels. Cette alchimie, cette co-construction d’une identité commune, est par nature incompatible avec la clandestinité.

Cet horizon que nous revendiquons, que nous dessinons se brise aujourd’hui sur les murs d’égoïsme et d’avidité érigés par les puissants.

Les règles du Commerce International ruinent par exemple des 100 aines de millions d’agriculteurs ; 1 milliard de personnes souffrent aujourd’hui de la faim dans le monde dont – aberration - près de 800 millions d’agriculteurs ! Les Etats-Unis, l’Europe, la France, par leur politique agricole interdisent une véritable souveraineté alimentaire et conduisent à ce désastre.

Sans même parler du fardeau historique nous portons et donc de la responsabilité évidente que nous avons dans cette pression migratoire, les pays du Nord et particulièrement la France poursuivent et accentuent encore les racines du désespoir en soutenant nombre de dirigeants corrompus, en réduisant inexorablement les aides publiques au développement.

Et je ne développe par la question essentielle du dérèglement climatique, dont nous sommes les principaux responsables, et qui a déjà poussé à l’exode des 10aines de milliers de personnes et qui dans les 10ans qui viennent en touchera des 100aine de milliers !

Dans ce contexte, comment croire qu’il n’y a pas de lien entre l’enrichissement des uns et l’appauvrissement des autres ? Au nom de quelle morale, les affameurs ferment-ils leurs portes aux affamés ?

Et pourtant contrairement aux idées reçues, les flux migratoires se font d’abord entre les pays du Sud pour 80%. 20% seulement sont des flux du Sud vers le Nord.

Et le prix à payer est lourd : En 10 ans, entre 1998 et 2008, 12 000 migrants sont morts aux portes de l’Europe dont plus de 8 000 par noyade.

Et ce chiffre ne comptabilise pas le sort inconnu réservé à ceux qui se sont fait arrêter par les autorités Lybiennes. En dépit de toutes les Conventions Internationales et notamment la Convention de Genève, l’Italie a sous-traité à la Libye l’interception des sans-papiers en mer.

Le cauchemar se poursuit en arrivant en Europe avec les traques au quotidien et, malgré l’organisation de la résistance de plus en plus de citoyens.

Les sans-papiers subissent également et indirectement le contrecoup de la propagande dégoulinante sur le coût des soi-disant migrants.

Là encore, une idée reçue qu’il nous faut déconstruire : En France, il y a un black-out total sur les chiffres. En Angleterre, des études officielles du gouvernement ont été menées et montrent que si l’on fait la différence entre d’une part les impôts versés par les migrants et d’autre parts, les charges et aides diverses, le solde est positif de 2,4 milliards de livres. Des études similaires montrent la même chose en Espagne et le tout est même confirmé par le rapport de la Banque Mondiale de 2006.

En revanche, la politique d’expulsion, elle coûte très chère. L’estimation moyenne, réalisée y compris par des Sénateurs de l’actuelle majorité l’année dernière, est de 700 millions d’euros par an.

Autre idée reçue essentielle à déconstruire et j’en termine par là :

Le mythe du fameux « appel d’air ». Une régularisation massive engendrerait soi-disant un appel d’air. C’est faux La France compte 200 000 à 400 000 sans papiers. En Italie, en 2003, une régularisation massive de 634 000 sans papiers ; en Espagne en 2005 de 690 000. Et pour autant, aucune observation scientifique ne montrent qu’il y ait eu par exemple un appel d’air des sans-papiers de France ou du reste de l’Europe vers l’Espagne par exemple. Et si l’Espagne, pays de 40 millions d’habitants, a réussi à le faire avec 690 000 sans papiers, la France, avec 64 millions d’ha devrait réussir avec 200 000 à 400 000 sans papiers.

La théorie de l’appel d’air est une fable que l’on raconte pour mieux endormir la conscience collective et compter sur sa passivité complice.

Non seulement le Parti de Gauche doit remplir cette mission d’Education Populaire de déconstruction, il doit aussi systématiquement remettre en perspective les propositions et les luttes et en dessinant les contours d’un véritable co-développement, je dirai presque d’un alter-codéveloppement.

Face aux flots de mensonges qui creusent chaque jour le lit du racisme et de l’intolérance, la construction de la République impose aujourd’hui d’appeler à la résistance et parfois à la désobéissance pour construire ensemble, enfin, un monde humaniste et fraternel.

samedi 26 septembre 2009

Intervention de Franck Pupunat au Conseil National du Parti de Gauche

Mon intervention portera sur La Poste à quelques jours de la votation citoyenne pour laquelle il faut d’ailleurs bien entendu que chacun se mobilise massivement.

Nous devons être un acteur majeur dans ce combat car il s’agit d’abord d’un combat idéologique emblématique. C’est donc au niveau idéologique que nous devons placer le débat.

Nous devons de poser 3 questions simples : 1/ A quoi sert la Poste, quel doit être son rôle dans notre société 2/ En fonction de la réponse que nous aurons donné, nous devrons répondre à une 2nde question : Quelle doit être la propriété de son capital et donc son statut 3/ Enfin, dernière question : Est-ce que la question de la propriété du capital suffit à « libérer Â» la Poste ou faut-il également se poser la question de la gouvernance, la question du « qui décide Â»

1/ A quoi sert La Poste ? Quel doit être son rôle dans la société ?

L’activité postale correspond à un droit universel, inconditionnel auquel chaque citoyen doit avoir accès et de la même manière : le droit à l’information. Un droit par ailleurs inscrit dans la Déclaration Universel des Droits de l’Homme de 1789.

2/ Pour rendre ce droit inconditionnel, universel, quelle propriété du capital, quel statut ?

Pour nous, cette propriété du capital doit être de 100% publique ou plus exactement elle doit correspondre à 100% à une appropriation publique ou citoyenne.

S’il y avait un acteur privé, y compris à 1%, cet acteur chercherait à rentabiliser ce 1% sans se préoccuper bien évidemment de la finalité de l’activité postale ;

La propriété publique ou citoyenne du capital à 100% est donc une condition nécessaire.

Est-elle suffisante ?

3/ La question de la propriété du capital suffit-elle à avoir une poste au service des citoyens.

A l’évidence non si l’on en juge par la politique de libéralisation et de démantèlement qui est menée depuis plus de 20 ans.

Le démantèlement des bureaux de poste : nous sommes passés de 17 000 bureaux à 12000 en quelques années. Dans ces 12 000, plus de 7000 ne sont pas ouverts tous les jours de la semaine et connaissent des horaires d’ouverture restreints. Et je ne parle pas des 10aines de bureaux qui se transforment en « points poste commerçants »chaque semaine. Le démantèlement du rôle des facteurs qui, depuis quelques mois, ne sont plus affectés à des tournées. Cette politique détruit de la proximité, détruit du lien social. Le démantèlement de la politique sociale vis-à-vis des salariés : Aucun recrutement de fonctionnaires depuis 2002,– 30 000 emplois depuis 4 ans et augmentation sans précédent de la précarité : il y a actuellement plus de 10 000 CDD à la Poste et une multiplication du temps partiel. Le démantèlement des services publics dans d’autres pays d’Europe : La Poste détient plus de 60 filiales à l’étranger où elle a « dépecé Â» et dépèce encore méticuleusement les restes (notamment liés aux colis) des services publics des Pays de l’Est, dans les Balkans…

Tous ces exemples concrets pour démontrer que la question du « qui décide Â» est une question fondamentale. Alors qui doit décider ? Pas une seule entité, mais plusieurs : l’Etat, les collectivités locales, les usagers, les salariés, les associations écologistes…

L’orientation proposée pour l’activité postale doit être une orientation radicalement nouvelle : elle décidera par exemple où sera trié le courrier (il faut revenir sur le système régional actuel et revenir au niveau des bassins de vie pour relocaliser l’activité du tri), elle décidera du nombre de bureaux de poste, du rôle du facteur dans la construction du lien social. Concernant les salariés, elle devra décider du statut, des conditions et du temps de travail de chacun…

J’en arrête là car il temps de conclure mais l’enjeu du Parti de Gauche dans ce débat est non seulement de mobiliser tous les citoyens mais également de positionner ce débat au niveau idéologique pour commencer à donner à voir ce que pourrait être la poste de demain.